ROLEX ET LA VOILE 

ROLEX ET LA VOILE 

L’histoire entre Rolex et la mer s’écrit sur les vagues du monde entier depuis les années 1950.Dès cette période, la marque se lie progressivement aux plus prestigieux clubs nautiques du monde et soutient des navigateurs-aventuriers désireux d’explorer de nouvelles routes ou de tenter des exploits inédits. Naviguant souvent en solitaire, ces marins des temps modernes, qui embarquent avec eux une part de rêve et d’utopie, s’illustrent par leur détermination à affronter un milieu aussi changeant que périlleux.

Les montres Rolex ont ainsi traversé les parallèles et les méridiens, portées par des marins épris d’aventure et des sportifs habités par un vif esprit de compétition. Ne comptant que sur eux- mêmes dans le creux des vagues et les embruns, ces navigateurs partagent non seulement l’amour de la mer mais aussi un profond respect à son égard. Cette éthique rassemble une communauté nautique à laquelle Rolex est attachée et qu’elle soutient activement.

En 1910, une montre-bracelet Rolex – Hans Wilsdorf a inventé le nom en 1908 déjà pour signer ses créations horlogères – obtient le premier bulletin de chronométrie au monde jamais décerné à une montre de ce type par le Bureau de contrôle de la marche des montres de Bienne, en Suisse. En 1914, l’Observatoire de Kew décerne un certificat de classe A – le plus prestigieux – à une autre montre-bracelet Rolex, attestant par là son excellente précision. Cet événement fait sensation dans le monde horloger puisque l’observa- toire britannique est, à l’époque, la plus haute instance en matière de test de précision et que cette certification était réservée jusqu’alors aux imposants chronomètres de marine, et cela au terme de tests extrêmement sévères durant quarante-cinq jours.

Preuve est ainsi faite que montre-bracelet et précision chronométrique peuvent aller de pair. Reste à surmonter le défi de l’étanchéité. La précision d’une montre-bracelet demeure en effet fortement compromise si son boîtier ne résiste pas à l’eau et à la poussière. En 1926, Hans Wilsdorf dévoile le boîtier Oyster, parfaitement étanche grâce à un ingénieux système breveté de lunette, de fond et de couronne de remontoir vissés. Cette invention horlogère, suivie par celle du remontage automatique par rotor Perpetual en 1931, révolutionnera la montre-bracelet.

A la fois précises, étanches et fiables en plus d’être solides, les montres Rolex peuvent ainsi aisément faire office d’instruments de marine et contribuent à changer le chronomètre de bord de place : de fixement installé dans l’habitacle du bateau, il passe au poignet du capitaine.

Sir Francis Chichester 

Premier homme à naviguer en solitaire autour du monde d’ouest en est, sir Francis Chichester restera à jamais associé à l’histoire de la voile. Cet homme discret, qui était au départ entrepreneur et aviateur, incarne l’esprit de la voile et de l’aventure. Il a réalisé son exploit pionnier, qui lui a fait sillonner les mers du globe entre 1966 et 1967, avec une montre Oyster au poignet. Détrempée, heurtée, ballottée tout comme lui, sa montre Rolex a vaillamment résisté aux océans déchaînés. « Durant mon voyage autour du monde à bord du Gipsy Moth IV, ma montre Rolex a plusieurs fois subi de vio- lents chocs, sans être endommagée », écrit-il dans une lettre à Rolex en 1968.

« Je ne peux pas imaginer de montre plus robuste. Quand je l’utilisais pour établir ma position en mer avec mon sextant sur le pont avant, elle était fréquemment heurtée et trempée par les vagues qui balayaient le pont ; jamais elle n’a semblé en être affectée. »Se mesurer à la puissance des océans exige du courage et un goût prononcé pour l’aventure. Les prétendants doivent aussi faire preuve d’un sens pratique aigu afin de préparer soigneusement leur départ et faire face aux intempéries, aux avaries et aux imprévus qui se présenteront indubitablement. Plusieurs navigateurs sont partis en mer avec des chronomètres-bracelets Rolex au poignet, à l’instar de sir Francis Chichester, Bernard Moitessier et sir Robin Knox-Johnston qui se sont illustrés en réalisant les premiers tours du monde à la voile en solitaire et en moins d’une année.

Bernard Moitessier

De par ses exploits et son mode de vie, Bernard Moitessier a connu un destin de marin hors du commun. En 1968, ce navigateur et écrivain français prend le départ de la Sunday Times Golden Globe Race, pre- mière course autour du monde en solitaire et sans escale, à bord de son ketch Joshua. Il porte au poignet une GMT-Master certifiée Chrono- mètre, prêtée par Rolex qui le soutient dans son aventure. Un mois avant le départ, Bernard Moitessier écrivait à la marque: «Evidemment, votre Rolex est [beaucoup plus] élaborée du point de vue régularité, étanchéité, solidité et me permettra de faire des points d’étoile [plus] précis puisque je la porterai au poignet sur le pont. C’est donc une pièce de choix dans l’armement de mon bateau [...]. »

Alors qu’il vient de passer le cap Horn, Bernard Moitessier va marquer l’histoire du nautisme hauturier par une décision aussi forte qu’inattendue : il renonce à remonter l’Atlantique et à rejoindre l’Angleterre – point de départ et d’arrivée de la compétition – et poursuit sa route en suivant les alizés de l’hémisphère Sud. L’étude de ses journaux de bord révélera par la suite qu’il était en tête de la compétition. Pour annoncer son retrait de la Golden Globe, il envoie une note à l’aide d’un lance-pierre sur un cargo juste après avoir passé le cap de Bonne-Espérance : « Je continue sans escale vers les îles du Pacifique parce que je suis heureux en mer, et peut-être aussi pour sauver mon âme. » Il finit par arriver à Tahiti après trois cents jours en mer et 37 455 milles nautiques parcourus. Il devient ainsi le détenteur de la plus longue navigation en solitaire, en termes de distance.

Sir Robin Knox-Johnston

Ancien de la marine marchande britannique et de la Royal Naval Reserve, sir Robin Knox-Johnston est entré dans la légende de la voile contemporaine en remportant, en 1969, la Sunday Times Golden Globe Race – première course autour du monde en solitaire et sans escale – sur son ketch Suhaili après trois cent douze jours en mer. Durant toute la compétition, il portait une montre Explorer de Rolex. « Je possède cette montre depuis huit années, durant lesquelles j’ai plongé à plus de 60 mètres de profondeur, fait de l’alpinisme, de la voile, du ski et du surf, et elle donne toujours la bonne heure », commentait-il après sa victoire dans une lettre adressée à Rolex. Sa victoire à l’issue de cette circumnavigation mémorable a marqué le début d’une carrière de skipper exception- nelle, au cours de laquelle il est sorti vainqueur de plusieurs courses de haut niveau. A l’âge de 75 ans, il arrive sur la troisième marche du podium de la Route du Rhum 2014 dans sa catégorie, avec son monocoque Grey Power.

Sir Robin Knox-Johnston s’est aussi beaucoup engagé pour sa discipline. Il a notamment été président de la Sail Training Associa- tion, une organisation qui œuvre pour la promotion de la pratique de la voile. Il est l’instigateur de la Clipper Round the World Yacht Race. Cette course autour du monde en huit étapes, qui se tient tous les deux ans depuis 1996, voit s’affronter des équipages amateurs menés par des skippers professionnels.

Yacht-clubs et compétitions : des partenaires privilégiés

Le premier partenariat officiel de Rolex avec un club de voile remonte à 1958 lorsque la marque se lie au New York Yacht Club, fon- dateur de la Coupe de l’America.

Aujourd’hui, Rolex est associée à une douzaine de yacht-clubs dans le monde entier. La marque s’engage auprès d’eux de manière concrète en contribuant à faire de chaque course organisée par ces der- niers un moment unique et mémorable. Les régates les plus spectaculaires profitent ainsi d’un écho international qui met en avant les exploits réalisés par les compétiteurs. Ces événements sont aussi l’occasion pour les passionnés de soutenir, par leur adhésion à un yacht-club, les activités de formation à la voile dédiées aux jeunes générations.

La Rolex Sydney Hobart Yacht Race, course organisée par le Cruising Yacht Club of Australia de Sydney – dont Rolex est par- tenaire –, rassemble plus d’une centaine de bateaux qui parcourent les 628 milles nau- tiques séparant la métropole australienne de la ville de Hobart, en Tasmanie. Durant ce périple, les équipages affrontent des conditions météorologiques imprévisibles et souvent impitoyables. Dans le même esprit, la Rolex Fastnet Race, organisée par le Royal Ocean Racing Club de Londres avec lequel Rolex a également noué un partenariat, réunit quelque 3000 marins et plus de 300 voiliers. L’itinéraire, qui longe le sud des côtes bri- tanniques et traverse à deux reprises la mer Celtique, est connu pour ses eaux tumul- tueuses et fait de la Rolex Fastnet Race une course au large aussi courue qu’exigeante.

En 2019, Rolex renforce encore ses liens avec l’univers vélique. La marque est deve- nue Presenting Partner et Montre Officielle du championnat SailGP, nouvelle compétition internationale qui se déroule en plusieurs étapes sur une année et qui oppose des catamarans monotypes à foils et à aile rigide.

La gamme Yacht-Master, lancée en 1992, célèbre les liens étroits qui unissent Rolex et le monde de la voile et de la régate.

Développées spécialement pour répondre aux exigences et aux besoins des navigateurs, les montres de la gamme Yacht-Master sont des montres de sport à la fois techniques et élégantes mais surtout des instruments utiles et fiables à bord d’un bateau. Solides, précises et parfaitement étanches, elles sont réalisées en acier Oystersteel, en version Rolesium (combinaison d’acier Oystersteel et de platine 950) – cette typologie d’habillage présentée en 1999 est exclusive à la gamme Yacht-Master –, en version Rolesor Everose (combinaison d’acier Oystersteel et d’or Everose 18 ct) ou encore en or gris 18 ct.

 

Les modèles Yacht-Master

 Avec leurs fonctions heures, minutes, secondes et date, les modèles Yacht-Master – l’Oyster Perpetual Yacht-Master 37, l’Oyster Perpetual Yacht-Master 40 et, depuis 2019, l’Oyster Perpetual Yacht-Master 42 – permettent aux navigateurs d’effectuer des relevés en haute mer afin de déterminer exactement la position de leur bateau.

Grâce à la lunette tournante bidirectionnelle graduée 60 minutes, les navigateurs ont la possibilité de mesurer le laps de temps écoulé entre des repères présents à la surface de l’eau, par exemple deux bouées. Elle peut également s’avérer utile pour la gestion des quarts : elle peut être réglée pour rappeler le moment où une partie de l’équipage doit venir prendre le relais de celle qui était opérationnelle jusqu’alors. La lunette tournante permet aussi d’anticiper les manœuvres, à l’approche d’un grain par exemple. Le porteur de la montre peut positionner la lunette afin qu’elle indique le temps restant jusqu’à ce qu’il survienne et superviser ainsi minute par minute le déroulement des actions à mener pour prépa- rer le bateau et l’équipage. A l’entraînement et lors de compétitions, la lunette tournante peut aussi servir à comptabiliser le temps que prennent certaines manœuvres, comme un changement de voile ou une prise de ris

Le modèle Yacht-Master II 

L’Oyster Perpetual Yacht-Master II est un chronographe haute précision unique en son genre. Elle dispose d’une fonction compte à rebours programmable à mémoire mécanique et synchronisable en vol, déve- loppée et brevetée par Rolex. Elle se distingue également par sa grande lisibilité et sa facilité d’utilisation dans l’action.

La Yacht-Master II a été conçue spécifiquement pour les départs de régate, qui se déroulent généralement en trois temps marqués par dif- férents signaux sonores et visuels – début du compte à rebours, phase préparatoire et départ de la course. L’accès à la fonction programmation du compte à rebours se fait par l’intermédiaire de la lunette tournante grâce au Ring Command, un système d’interaction entre habillage et mouvement développé et breveté par Rolex.

Le compte à rebours se lit sur l’échelle graduée de 10 à 0 minutes sur le cadran – et répétée sur la lunette – à l’aide d’une aiguille terminée par un triangle rouge. La durée du compte à rebours, qui peut varier d’une course à l’autre en fonction de son règlement, est enregistrée grâce à la mémoire mécanique. Cela permet de relancer une nouvelle mesure sans avoir à reprogrammer la montre, par exemple lors de la manche suivante ou à l’occasion d’une prochaine régate pour laquelle la durée imposée par le règlement est identique.

Au signal annonçant le début du compte à rebours officiel de la régate, le porteur de la montre enclenche la fonction en appuyant sur le poussoir supérieur. La trotteuse de chronographe, soit l’aiguille des secondes centrale, démarre instantanément et indique les secondes écoulées ; l’aiguille du compte à rebours remonte progressivement le long de l’échelle, décomptant les minutes restantes. Le porteur sait donc à chaque instant le temps qu’il lui reste avant de pouvoir franchir la ligne de départ.

Si le porteur n’a pas enclenché son compte à rebours lors du premier signal, il peut synchroniser sa montre avec le décompte offi- ciel au moment des signaux de préparation. Il lui suffit d’appuyer sur le poussoir inférieur pour une remise à zéro en vol de l’aiguille des secondes (type « flyback »), qui reprend immédiatement sa course dès que le poussoir est relâché. Dans le même temps, l’aiguille des minutes du compte à rebours se synchronise automatiquement sur la minute la plus proche pour compenser l’avance ou le retard pris au moment du déclenchement du chronographe.

Le compte à rebours s’interrompt automatiquement à la fin du décompte, quand retentit le signal de départ de la régate. La trotteuse de chronographe, elle, continue sa course jusqu’au moment où le por- teur l’arrête par une pression sur le poussoir supérieur. Il peut alors, au moyen du poussoir inférieur, réinitialiser la fonction. Les aiguilles reprennent leur position initiale pour un prochain décompte : celle des secondes centrale revient à zéro, tandis que celle des minutes du compte à rebours se replace sur la minute programmée.

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